Cette langue que je n'ai pas choisie
 
d'après L'Analphabète et autres textes d'Agota Kristof

 

Adaptation : Danila Massara & Micha Herzog

Conseil artistique : Vincent Rouche

 création : 29 janvier 2022

tout public  à partir de 14 ans

Cinq ans après être arrivée en Suisse, je parle le français, mais je ne le lis pas.

Je suis redevenue une analphabète.

Moi, qui savais lire à l’âge de quatre ans. Je connais les mots. Quand je les lis, je ne les reconnais pas. Les lettres ne correspondent à rien.

« L’Analphabète » est un recueil de textes à caractère autobiographique, rédigés entre 1989 et 1990. Agota Kristof explique dans quelles circonstances elle a fui la Hongrie en 1956, à l'âge de vingt et un ans avec son mari et sa petite fille de quatre mois.

Elle nous parle de l’écriture et de ses efforts pour apprendre et écrire dans une langue qui n’est pas la sienne. Ce qui l’amène à revenir en arrière, aux moments heureux de l’enfance, pour dire pourquoi et comment elle a dû changer de langue.

Dans sa langue précise et ciselée, Agota Kristof nous révèle que le vrai drame dans son exil fut la perte de sa langue maternelle. Sans ses mots, elle a perdu son identité. Pour elle, apprendre à parler français fut une vraie lutte pour se reconstruire.  

D’origine étrangère toutes les deux, nous avons été bouleversées par cette question de l’identité qui traverse «L’Analphabète».

Marquées par nos histoires personnelles et par l’actualité plaçant le migrant au centre de l'histoire de notre siècle, nous souhaitons proposer une adaptation scénique de « l’Analphabète », enrichie de quelques autres textes de l’auteure, sous le titre de « Cette langue que je n'ai pas choisie ».

Nous sommes très sensibles aux enjeux identitaires étroitement liés à la langue, et à cette idée d ’«exil linguistique» : le combat pour chaque mot, le tâtonnement jusqu’à la puissance salvatrice de l’écriture, voilà ce que nous aimerions amener sur scène.

      “J’ai laissé en Hongrie mon journal à l’écriture secrète, et aussi mes premiers poèmes.
       J’y ai laissé mes frères, mes parents, sans prévenir, sans leur dire adieu ou au revoir.
       Mais surtout, ce jour-là, ce jour de fin novembre 1956, j’ai perdu définitivement mon
       appartenance à un peuple.”

                                       Avec :  Micha Herzog


En coulisses :

Conseil artistique                                    Vincent Rouche

Mise en mouvement                              Danila Massara

Musique originale                                   Gautier Révillod

Réalisation décor                                    Alex Sander Dos Santos

Lumières                                                  Arthur Deslandes / Philippe Bourgeais

Mécénat : Chutze A.G (Suisse)

Cette langue que je n'ai pas choisie
Bande-annonce

Résidences de création : 

La Cave à Théâtre    Colombes   sept. 2019

Théâtre du grenier   Bougival     déc. 2019

La Cave à théâtre     Colombes   août 2020

Théâtre du grenier   Bougival     août 2020

Théâtre du grenier   Bougival     oct. 2020

                 

"L'Analphabète" est publié aux éditions Zoé

Cette pièce est disponible en 2 versions :

- une version scénique (représentations tout public et jeune public)

- une forme légère adaptée pour jouer en établissements scolaires, médiathèques,  centres sociaux, ..   

 

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Agota Kristof nait en 1935 en Hongrie, et y grandit près de la frontière autrichienne. En 1956, lorsque la Hongrie est envahie par les troupes soviétiques, elle s’enfuit à pied pour rejoindre l’Autriche avec son mari et leur bébé. Ils arrivent finalement en Suisse, à Neuchâtel, où Agota Kristof trouve un emploi dans une usine tout en écrivant des poèmes le soir.

Elle vivra là-bas jusqu’à la fin de ses jours.

Dramaturge à ses débuts, elle va surtout connaître un grand succès avec « La trilogie des jumeaux », traduite dans 37 langues, et pour laquelle elle recevra de nombreux prix littéraires.

D’autres romans, nouvelles et pièces de théâtre ainsi qu’un recueil de courts textes autobiographiques, « L'Analphabète »  seront publiés par la suite.

À la fin de sa vie, Agota Kristof choisit de cesser d’écrire en français et par conséquent d'abandonner ce qu’elle pense être un mensonge identitaire.

Elle retrouva ainsi sa langue maternelle, le hongrois, et sa véritable identité.

Agota Kristof
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