Après avoir exercé différents métiers, Gilles Granouillet change de cap et fonde en 1989 la compagnie Travelling théâtre avec qui il réalise plusieurs mises en scène : Jacques le Fataliste d’après Diderot, Fool for love de Sam Shepard, Germinal d’après Emile Zola..

L'écriture aussitôt prend la scène sur le motif qu'il devient urgent de parler au théâtre de sida, d'esclavage, de guerre civile, de fascisme à la française.

La réalité chez Gilles Granouillet, jamais crue,  prend le détour du temps, de ravages passés, de personnages (la bonne, la pute, l'ecclésiastique ou quelques truands) classiques. Le narrateur écrit ce qui occupe les heures du quotidien de ces gens-là. Et chez ces gens-là, pauvres surtout, qui jamais  ne cherchent à échapper à leur condition, s'il faut qu'on s'en sorte c'est sans s'attarder sur les raisons, les motifs..

Auteur associé à la Comédie de Saint-Étienne de 1999 à 2010 il y a mené un travail autour de l’écriture contemporaine. Plusieurs de ses pièces ont été mises en ondes à France Culture, sous forme de dramatiques radiophoniques. Traduit dans une demi-douzaine de langues il a été joué dans une dizaine de pays.

REACTIONS DE SPECTATEURS

 

"Un sublime moment passé ici. Une pièce époustouflante qui prend aux tripes. Un grand bravo."

 

"Avec ma femme, nous sortons d'un grand moment de théâtre, un de ces moments rares que l'on a envie de partager. Courez-y. Vous y ressentirez une grande émotion, avec un texte fort, un drame pathétique qui donne envie de faire des projets pour ses enfants."

 

"La pièce la plus importante que j'ai vue."

 

"Nous ne pouvons que vous encourager à vous précipiter pour partager notre émotion."

 

"Quelle magnifique pièce, et quelle performance incroyable !"

 

"Bouleversant ! Vous m'avez permis d'être dans la peau d'une femme face à une vie qu'elle n'a pas choisie. Comprendre ses sentiments, ses rêves, ses regrets, son désespoir. Ce spectacle me rapproche de la détresse humaine, de la détresse de l'autre, de ma détresse, et me rend plus humain, plus aimant."

 

"Une mère. L'urgence de vivre, l'urgence d'aimer !"

 

"Réalisme poignant . On se sent désespéré par moment, et en même temps, il y a de la joie, de la vie, de l'espoir."

 

"Magnifique texte, servi par une magistrale interprète au ton très juste, tout en finesse. J'ai versé des larmes pour cette maman et son fils."

 

"Percutant, touchant, même violent parfois ; nécessaire à toute réflexion. Bravo."

Zoom
 
de Gilles Granouillet
 

Mise en scène : Micha Herzog

 2016 

tout public  à partir de 14 ans

Qu’est-ce que transmettre, élever un enfant, aimer, réussir sa vie ?

Zoom est notre, votre histoire, en toute humanité.

Fin septembre, réunion de parents d'élèves : elle est là, la mère de Burt. Celle qu'on a pas vue depuis des années, celle qu'on aurait sans doute préféré ne pas revoir. Le fils n'est plus dans l'établissement; poutant elle s'est invitée.

Alors, comme le prof principal est en retard, elle se lève et parle. En combat contre les mots, elle se raconte, raconte son fils, cet "enfant difficile". Elle repart du début, du tout début, de la salle de cinéma où Burt fut conçu.

Tout commence là, quand une mère seule invente pour son fils le destin qu'elle n'a pas eu. Quand elle rêve pour lui d'Hollywood et le traîne sur les routes de France pour qu'il rencontre la gloire ... 

Grotesque, apparemment déphasé, elle nous fait rire, la mère de Burt ! Mais au fil de ce parcours clownesque, une vraie émotion se dévoile peu à peu.

 

 

Zoom dénonce une tendance commune à enfermer chacun dans une boîte, à nous assigner une place bien précise qu’il nous paraît inconvenant de quitter. Et cette « mise en boîte » est double : intérieure et extérieure. On s’enferme soi-même et la société y contribue par sa propre inertie.

 

Notre origine est à la fois le commencement nécessaire à la vie, mais aussi ce qui vient déterminer notre avenir : « Parce que notre vie commence toujours avant qu’on arrive. Notre vie à tous est déjà partie (…). »

On dit de certains qu’ils sont bien nés, qu’ils auront une place au soleil et une place assise dans un train. La mère de Burt ne fait pas partie de ceux-là. Elle essaye de prendre le train en marche mais est sans cesse rattrapée par ses origines. Fille-mère à 17 ans, sa propre mère lui a tourné le dos. Son quotidien est peuplé d’assistantes sociales, d’éducs spés, et de psys. Ces personnes, elle les connait depuis son enfance : oui, sa mère aussi les côtoyait déjà.

Zoom parle de la difficulté d’aider, d’éduquer et d’élever : élever une enfant, et aussi s'élever soi-même. Le monologue est construit autour d’une série de paradoxes. En effet, les différentes institutions (l’école puis les services sociaux) n’ont pas su l’aider et l'ont même – ironie du sort – conduite à un comportement délinquant. C’est pour se conformer aux attentes du personnel du service social, et donc à une norme sociale, que la mère de Burt se retrouve à voler du café, qu’elle n’a pas les moyens de leur offrir quand elle reçoit leur visite.

 

Sommes-nous condamnés à répéter les choses de génération en génération ? Peut-on sortir de ce qui semble être le destin des petites gens ?

Zoom interroge notre liberté d’espérer et nous rappelle à nos rêves et notre capacité à oser, à voir grand. A s’élever.

 

A l’heure des questions sur l’identité, dans une société en mutation, ce monologue pose ces questions essentielles pour interpeller des jeunes en pleine adolescence et des moins jeunes, la société entière.

Avec :  Myriam De Beaurepaire

 

En coulisses :

Mise en scène      Micha Herzog   

Scénographie       Philippe Plancoulaine

Lumières               Arthur Deslandes

Cette pièce est disponible en 2 versions :

- une version scénique (représentations tout public et jeune public)

- une forme légère adaptée pour jouer en établissements scolaires, médiathèques, centres sociaux, ..

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